Science et Méditation, quand l’état de grâce fait ses preuves

SYNOPSIS :

« Science et Méditation, Quand l’état de grâce fait ses preuves »

Comment réconcilier les domaines de l’expérience personnelle, intime, dite « subjective » et l’expérimentation scientifique dite « objective » ? Tel est le sujet de cet exposé. Nous verrons de quelle manière des scientifiques à l’esprit ouvert et sans apriori, sortis des plus grandes universités de la planète, se sont attelés à cette noble tâche de vérifier, grâce entre autre à l’imagerie cérébrale, les états modifiés de notre conscience lorsque nous pratiquons la Méditation.

Si nos états d’âme, nos impressions subtiles tels que le sentiment d’amour universel, de Lumière intérieure, de dissolution du moi peuvent se traduire en ondes enregistrables, prendre naissance dans telle ou telle zone du cerveau, enflammer tel circuit neuronal, l’on pourra alors valider les expériences des grands mystiques de l’humanité. Elles entreront dans le domaine du tangible et du reproductible, donc de l’incontestable.

 

 Introduction

Bonjour à tous et merci d’être venus nombreux pour cet exposé. C’est volontairement que j’ai pris le parti de faire coexister dans l’intitulé des mots qui, en général, ne sont guère amis : science-méditation, état de grâce- preuves.

Il ne s’agit pourtant pas de donner des preuves scientifiques de l’existence de Dieu, d’autres s’y sont cassés les dents, et, à moins d’une mauvaise foi, c’est le cas de le dire, Dieu ne se laisse pas charmer encore par les sirènes scientifiques. Non, ce que je vous propose c’est de voir comment, à partir des données de la science actuelle, on peut faire la preuve que les états modifiés de conscience, et l’état méditatif en fait partie, ne sont pas limités à des projections de notre subconscient qui se « soulagerait » d’un trop plein d’émotions plus ou moins refoulées, ne sont pas le fruit de simples illusions de notre psychée ou autre phénomène hallucinatoire.

Oui, de nombreuses études scientifiques ont aujourd’hui validé les états de méditation profonde, et même des états de grâce, expérience d’apparence encore plus subjective. Il est désormais incontournable d’admettre que la méditation fait partie intégrante des expériences humaines qu’un cerveau sain, une personnalité équilibrée peut vivre dans un esprit d’ouverture et de recherche d’une vie bonne. Je pourrais donc énoncer, ce qui risque cependant de paraître hygiéniste ou restrictif, quelque chose comme : « Manger bien, dormir bien, bien méditer et… aimer bien pour vivre bien ! »… en fait, le programme de toute une vie !

Voyons donc comment des scientifiques sans à-priori, ont collaboré avec de grands chercheurs dans le domaine spirituel pour permettre les avancées, on pourrait dire l’intrusion de la méditation dans le domaine du mesurable, du reproductible, de l’identifié objectif. Rendons hommage par là-même à ses pionniers sincères et engagés.

Je vous propose donc une étude que j’espère non rébarbative, qui s’articulera de la manière suivante  : après un bref survol de la configuration de l’encéphale et des moyens techniques d’investigation modernes de son fonctionnement, nous aborderons le sujet qui nous intéresse à savoir les recherches scientifiques sur l’état de méditation. Nous serons amenés à en voir les limites et la dimension éthique qui s’impose lorsque l’on désire promouvoir ces pratiques spirituelles. Enfin, nous proposerons un bref exposé sur le Sahaj Marg, chemin spirituel choisi et suivi par bon nombre d’entre nous ici.

1 / Structure et fonction de l’encéphale

L’encéphale est constitué de 3 parties principales : le cerveau, le cervelet et le tronc cérébral.

a/ Cerveau

Le cerveau est la partie la plus volumineuse de l’encéphale. Il est divisé en 2 hémisphères, droit et gauche, reliés par un pont de fibres nerveuses appelé corps calleux. Les hémisphères fonctionnent le plus souvent dans une relative indépendance : le gauche, généralement dominant, est le siège de la logique et du rationnel, tandis que le droit est celui de la créativité.

Le cerveau est divisé davantage en 4 sections : les lobes du cerveau

Chaque lobe a des fonctions différentes.

  • Le lobe frontal contrôle les mouvements, la parole, le comportement, la mémoire, les émotions, la réflexion (raisonnement, la résolution de problèmes, la prise de décisions et la planification).
  • Le lobe pariétal contrôle les sensations (toucher, douleur, température). Il commande aussi l’orientation spatiale.
  • Le lobe temporal contrôle l’ouïe, la mémoire, les émotions, et en partie la parole comme le lobe frontal.
  • Le lobe occipital contrôle la vision.

 

   b/ Le Cervelet

Le cervelet est la deuxième plus grosse partie de l’encéphale. Il se situe sous le cerveau, dans la partie arrière de l’encéphale. Il contient de la substance grise et de la substance blanche, tout comme le cerveau.

Le cervelet est responsable, entre autres :

  • des mouvements
  • de la posture
  • de l’équilibre

   c/   Tronc cérébral

Le tronc cérébral est un faisceau de tissu nerveux situé à la base de l’encéphale. Il relie le cerveau à la moelle épinière et transmet des messages entre les différentes parties du corps et l’encéphale.

Le tronc cérébral contrôle :

  • la respiration
  • la température du corps
  • la pression artérielle, la fréquence cardiaque
  • la faim et la soif.

La partie externe de l’encéphale s’appelle cortex cérébral, ou substance grise. Elle est le siège de nombreuses connexions. La partie interne du cerveau transmet l’information entre l’encéphale et la moelle épinière. Cette partie interne est appelée substance blanche.

Les cellules nerveuses ou neurones ( environ 100 milliards dans le corps ! ) sont composées de 3 parties : le corps, les dendrites et l’axone.

  • la substance grise contient le corps des neurones
  • la substance blanche en profondeur est constituée des axones des neurones, entourés d’un isolant qui lui donne sa couleur blanchâtre, la myéline. Les axones acheminent l’information sous forme d’un influx nerveux, de nature électrique, de manière centrifuge, c’est-à-dire du corps du neurone vers la périphérie. Il n’y a qu’un seul axone par neurone.
  • Les dendrites sont nombreuses ( environ 7000 par neurone ! ) et acheminent l’influx de manière centripète, c’est à dire de la périphérie vers le corps du neurone.

Les neurones communiquent par l’intermédiaire de synapses, qui vont faire passer les informations d’un neurone à un autre. Les synapses sont le siège d’échanges biochimiques, grâce aux neurotransmetteurs . Ce sont des molécules contenues dans des vésicules qui sont déversées dans l’espace synaptique et récupérées par le neurone suivant, ce qui permet de transmettre l’influx nerveux entre deux neurones.

Nous verrons comment ces communications inter neuronales sont capitales pour le développement de l’intelligence, et entrent en jeu pendant la méditation.

2 / Les méthodes d’investigation

a / L’Electroencéphalographie

   Dans les différentes zones du cerveau, l’influx nerveux fonctionne de façon rythmique : des groupes de neurones s’activent ensemble, comme une pulsation, puis se calment, puis s’activent de nouveau. Grâce à de petites électrodes placées sur le cuir chevelu et reliées à un appareil appelé électroencéphalographe, le rythme de ces pulsations peut se traduire en forme d’ondes.

L’intensité de l’activité cérébrale se manifeste par la fréquence de ces ondes. On les calcule en hertz (Hz) – un hertz égalant une ondulation par seconde. Si le graphique enregistré par l’EEG est plat, c’est qu’il n’y a pas d’activité cérébrale. Quant aux ondes générées par un cerveau actif, on les divise en 4 ou 5 fourchettes :

  • Ondes delta : de 0,5 à 4 Hz, celles du sommeil profond, sans rêves.
  • Ondes thêta : de 4 à 7 Hz, celles de la relaxation profonde, en plein éveil, atteinte notamment par les méditants expérimentés.
  • Ondes alpha : de 8 à 13 Hz, celles de la relaxation légère et de l’éveil calme.
  • Ondes bêta : 14 Hz et plus, celles des activités courantes. Les ondes cérébrales passent au bêta pendant les courtes périodes de sommeil avec rêve (sommeil paradoxal), comme si les activités du rêve étaient des activités « courantes ».
  • Ondes gamma : au-dessus de 30 ou 35 Hz et qui témoigneraient d’une grande activité cérébrale, comme pendant les processus créatifs ou de résolutions de problèmes.

b/ Le Scanner

Encore appelé tomodensitométrie, le scanner utilise des rayons X comme les radios classiques et nécessite l’introduction d’un produit radioactif. Mais ici, le tube, pour réaliser des coupes de l’organisme, tourne autour du corps, et est relié à un système informatique qui nous délivre des images très précises.

c/ Imagerie à Résonnance Magnétique ( IRM )

Dernière trouvaille d’imagerie médicale, l’IRM a valu à ses inventeurs un Prix Nobel. Il s’agit d’un aimant puissant qui émet un champ magnétique capable de faire vibrer les atomes d’hydrogène des tissus de l’organisme. Ces vibrations sont recueillies et transformées en image. L’IRM ne nécessite aucune injection de produit et donne des images très fidèles des organes.

Après cet aperçu physiologique indispensable pour comprendre la suite, nous pouvons maintenant entrer dans le vif du sujet qui nous intéresse :

3/ Méditation et expérimentation scientifique

 

   a/ Le fonctionnement de l’amygdale modifié

Si les neurologues savaient depuis longtemps que le cerveau d’une personne en train de méditer a un fonctionnement différent de celui habituel, une étude menée par des chercheurs de l’Hôpital Général du Massachusets, ( publiée en 2012 dans la revue « Frontiers in Human Neurosciences ») a montré que la méditation peut aussi engendrer des modifications neuronales durables, c’est-à-dire subsistant après l’activité de méditation proprement dite. Plus précisément, qu’ont découvert les chercheurs ? Ils ont constaté une modification dans le fonctionnement de l’amygdale, une zone du cerveau associée au traitement des émotions, et plus particulièrement impliquée dans les émotions telles que la peur, l’aversion et l’anxiété.    Pour parvenir à ce résultat, les chercheurs ont formé deux groupes de volontaires, lesquels ont tous deux suivi des cours de méditation pendant huit semaines.

1 / les cours suivis par le premier groupe étaient consacrés à une méditation orientée vers le développement de la conscience de soi (appelée « méditation de pleine conscience », cette technique consiste à se concentrer sur un phénomène physiologique propre, comme sa respiration) ;

2 / les cours suivis par le deuxième groupe étaient plutôt orientés vers l’aptitude à faire émerger le sentiment de compassion pour autrui.    Au terme de ces huit semaines, 12 volontaires au sein de chacun de ces deux groupes ont été exposés à une série de 216 photographies, dont certaines véhiculaient :

– des émotions positives (joie, sérénité, etc.),

– d’autres des émotions neutres,

– d’autres enfin des émotions négatives (souffrance, peur, dégoût, etc.).

Pendant le défilement des photographies, l’activité cérébrale des volontaires était analysée via l’IRM.

Résultats  :

  • Chez les volontaires qui avaient suivi des cours de méditation « pleine conscience », l’activité de l’amygdale était sensiblement diminuée pour tous les types de photographies, traduisant donc un abaissement de la réponse émotionnelle aux photographies visionnées. D’une certaine manière, les volontaires de ce groupe étaient devenus émotionnellement « moins sensibles » aux stimulations de leur environnement.
  • Quant aux volontaires qui avaient pratiqué une méditation orientée vers le sentiment de compassion, le résultat a été là aussi un abaissement de l’activité de l’amygdale, mais uniquement pour les photos à contenu émotionnel positif et neutre. En revanche, pour les photos à contenu émotionnel négatif, comme par exemple le visage d’une personne en train de souffrir, les chercheurs ont observé une augmentation de l’activité de l’amygdale. Selon les chercheurs, ce phénomène est la conséquence directe du développement du sentiment de compassion induit par le type spécifique de méditation auquel ils avaient participé. .

b/ expériences sur des novices

Tania Singer, spécialiste mondiale de l’empathie, et ses collègues, Richard Davidson ( université de Madison ) et Antoine Lutz ( CERN de Lyon ) ont aussi entrepris une étude qui vise à entraîner pendant une année 200 volontaires novices à l’empathie et la compassion, puis à les comparer à 200 autres qui auront suivi un entraînement sans lien avec l’altruisme.

Ils ont constaté une hausse remarquable de la synchronisation des oscillations des ondes cérébrales dans les fréquences gamma, c’est-à-dire que l’activité électrique des neurones de différentes parties du cerveau suit exactement le même rythme d’oscillations.

A raison de vingt minutes de méditation par jour sur la compassion, dès la huitième semaine, certaines zones du cerveau commencent à changer. Dans le cas de la méditation sur la bienveillance, par exemple, l’amygdale, aire liée à l’agressivité et à la peur, diminue en densité. Les zones reliées à l’empathie, comme l’insula sont activées et augmentent structurellement, avec davantage de connexions neuronales.

c/ l’état de grâce fait ses preuves

Je vais vous proposer maintenant un intermède musical d’une à deux minutes, pendant lequel je vous demanderai de fermer les yeux et de ressentir la musique, ce qui représente plus qu’une simple écoute.

( Musique : extrait de l’Adagio du Concerto pour Flûte et Harpe de Mozart )

Vous avez écouté avec plaisir je suppose cet extrait du concerto pour Flûte et Harpe de Mozart. Pour moi, cette musique évoque puissamment quelque chose comme une immense ouverture, comme une lumière qui écarterait des nuages, et ceci sans limite aucune. C’est à peu près ce que l’on peut ressentir pendant la méditation, c’est pourquoi je l’ai choisie.

Nous allons voir comment cette écoute et cette émotion positive se sont traduites dans notre fonctionnement cérébral :

Le signal sonore sorti de l’oreille interne empreinte le nerf auditif, traverse différents noyaux dans le tronc cérébral et rejoint le thalamus auditif puis le cortex dans le lobe temporal. Le plaisir que nous avons pu éprouver va mettre en jeu, dans les structures profondes de notre encéphale, le système limbique, siège des émotions.

Eh bien, pendant la méditation et pendant les expériences dites « mystiques », il se passe des phénomènes analogues, désormais objectivables par les méthodes modernes d’investigation. Il convient tout d’abord de définir ce qu’on entend par  » expérience mystique  » et par  » méditation « .

  • L’expérience mystique

L’expérience mystique a souvent une connotation religieuse mais peut aussi se référer à des sentiments  » d’union avec le cosmos  » expérimentés par des athées. Elle est souvent accompagnée d’une élévation intellectuelle et morale, ainsi que d’une impression de bien-être dans le moment présent.

On dit aussi de l’expérience mystique qu’elle est : – ineffable (elle défie toute description avec des mots) – un état d’illumination (elle donne l’impression de voir plus clairement les choses) – transitoire (elle ne dure rarement plus qu’une demi-heure ou une heure)

  • La méditation

De son côté, la méditation est un rituel par lequel on parvient à modifier son état de conscience. Elle peut aussi être vue comme une démarche transformatrice à long terme qui permet d’accéder de plus en plus aisément à des états de conscience modifiés.

Certains sceptiques ont avancé que la méditation ne pourrait en fait n’être rien de plus que de la somnolence. D’autres leur ont rétorqué que le profil de l’électro-encéphalogrammes (EEG) du sommeil est différent de celui des personnes en méditation, même si de nombreux indices montrent que plusieurs personnes peuvent s’assoupir quelques instants lors d’une séance de méditation ( jusqu’au tiers du temps de méditation, selon une étude )

Quel est donc ce profil particulier de l’EEG durant la méditation ?

Dans les années 1950, on a tout de suite observé la singulière abondance des rythmes alpha, ces oscillations de 8 à 12 Hertz associées à l’état relaxe d’éveil. De plus, ce rythme n’était pas perturbé par de la lumière ou du bruit comme il l’est chez les personnes qui ne pratiquent pas la méditation.

Dans une autre étude datant du milieu des années 1960, une cinquantaine de prêtres japonais ont accepté que l’on enregistre leur activité cérébrale pendant qu’ils méditaient ( planche 19 ). Après l’apparition des rythmes alpha, on a pu observer un ralentissement de la fréquence des oscillations et une augmentation de leur amplitude jusqu’à obtenir des ondes thêta de 6-7 Hertz. De plus, cette étude démontrait que plus l’expérience de méditation était grande et la technique raffinée, plus l’importance des rythmes thêta dans les oscillations étaient importante.

   Des expériences mystiques provoquées par la stimulation du cerveau

Dans les années 1980, Michael Persinger, Professeur en Neurosciences au Canada, a commencé à stimuler avec de faibles champs électromagnétiques différentes parties du cerveau. En stimulant le lobe temporal de centaines de sujets avec cette technique, il parvint à induire chez une majorité d’entre eux (près de 80% selon Persinger) le sentiment d’une présence ou d’une vérité universelle associée à un grand bien-être. En clair, la stimulation du lobe temporal provoquait des expériences mystiques. Ces sujets traduisaient les expériences subjectives dans un langage qui est propre à leur culture ou à leur religion, parlant tantôt de Dieu, tantôt de Bouddha, tantôt d’une  » présence  » ou d’une harmonie avec l’univers. Cependant, comme pour la plupart de nos comportements, il est beaucoup plus probable que ce soit l’activité coordonnée d’un grand nombre de régions cérébrales qui soit à l’origine de ces expériences mystiques, et pas seulement de l’hyperactivité d’un lobe cérébral en particulier.

   Mario Beauregard est un autre chercheur qui s’intéresse beaucoup aux états cérébraux associés à différents types d’expériences religieuses ou mystiques. En 2005, le neuropsychologue a persuadé quinze sœurs carmélites de venir dans son laboratoire pour pratiquer des séances de prière-méditation, pendant lesquelles elles se remémoraient les états d’extase vécus au cours de leur cheminement spirituel.

L’électroencéphalogramme des carmélites présentait surtout des ondes alpha caractéristique d’un individu aux yeux clos, éveillé mais détendu. Dans les lobes préfrontaux, pariétaux et temporaux, des ondes lentes de type thêta apparaissaient aussi au fil de l’expérience. Mais c’est la présence d’ondes delta, d’une fréquence encore plus basse, et que l’on observe généralement que lors du sommeil profond, qui distinguait l’état d’extase des religieuses de l’état de « pleine conscience » de la méditation.

Beauregard et sont équipe, dans un article publié en 2006, identifient aussi plusieurs régions du cerveau des religieuses dont l’activité était modifiée durant l’expérience. L’extase mystique était accompagnée par exemple d’une augmentation de l’activité dans le noyau caudé, une petite structure sous-corticale impliquée dans les émotions positives et le  » coup de foudre  » amoureux, raison pour laquelle son activation paraît conséquente avec le sentiment d’amour inconditionnel rapporté par les carmélites.

Dans l’ensemble, il existe une grande diversité de régions cérébrales impliquées dans les diverses manifestations des phénomènes religieux. Mario Beauregard confirme ici qu’il n’y a rien de tel qu’un  » module de Dieu  » dans le cerveau humain, mais bien, comme pour toute fonction supérieure, un vaste réseau neuronal.

Que peut-on conclure de ces études ?

Encore plus difficile que les problèmes méthodologiques est la question de l’interprétation de ces résultats.

  • Les athées affirment que trouver des corrélats neuronaux aux expériences religieuses montre bien que Dieu n’est qu’une illusion créée par notre cerveau, que c’est une  » propriété du cerveau  » qui n’a rien à voir avec un quelconque au-delà. Et ils espèrent que dissiper cette illusion sera le début de la fin du règne des guerres de religions, du fanatisme et de l’intolérance issus des croyances dogmatiques.
  • De leur côté, pour les croyants, ces études renforcent au contraire leur croyance que Dieu a créé le cerveau humain pour nous permettre de communiquer avec Lui et pour sentir Sa présence.

   d/ Des moines boudhistes en méditation sous la loupe des scanners

Au lieu de chercher à induire artificiellement une extase religieuse, Eugene d’Aquili, puis son collègue Andrew Newberg, en 2001, ont utilisé l’imagerie cérébrale, pour identifier les régions cérébrales impliquées durant différentes pratiques religieuses traditionnelles. Ce sont des moines tibétains qui ont accepté de méditer dans les scanners. Au moment d’atteindre le pic de leur méditation, l’étude rapporte que le cerveau des sujet montrait une augmentation d’activité dans le lobe préfrontal droit et le système limbique ainsi qu’une diminution d’activité dans une région du lobe pariétal.

En effet, le lobe frontal est impliqué, entre autres choses, dans la planification et l’attention. L’augmentation de son activité pourrait donc refléter l’aspect volontaire de la démarche et la nécessité de se concentrer.

Quant au lobe pariétal, l’une de ses fonctions importantes est de permettre à l’individu de s’orienter et de se situer dans l’espace. Son silence anormal lors de la méditation serait donc en accord avec le sentiment de dissolution du  » moi  » et d’unité avec le reste de l’univers rapporté par les sujets. Enfin, l’augmentation d’activité observée dans le système limbique, fortement lié aux émotions, contribuerait au sentiment de bien-être associé à ce sentiment d’unité cosmique.

En 2002, Richard Davidson, Professeur en psychiatrie dans le Winsconsin, a publié avec son équipe des résultats similaires en scannant le cerveau de plusieurs centaines d’adeptes de la méditation bouddhiste à travers le monde. Utilisant pour leur part la technique d’IRM, l’étude de Davidson a aussi démontré une baisse marquée d’activité dans les lobes pariétaux. L’activation du cortex préfrontal était aussi présente. Les volontaires les plus expérimentés avaient aussi une activation préfrontale moindre, possiblement parce que la tâche devient plus facile avec la pratique. Davidson rappelle d’ailleurs ici l’expression de  » concentration sans effort « .

Dans une autre série d’expériences menées cette fois avec la technique de l’électroencéphalogramme (EEG), Davidson et son équipe ont observé que les moines bouddhistes expérimentés produisaient des rythmes gamma (autour de 40 Hertz) en méditant qui étaient près de 30 fois plus importants que ce que montrait l’EEG d’étudiant non expérimenté en train de méditer. Fait intéressant : les moines avaient considérablement plus de rythmes gamma dans leur activité cérébrale que le groupe contrôle d’étudiants avant même d’entrer en méditation.

Ce qui fait dire à Davidson et à plusieurs autres ce que ceux qui pratiquent la méditation bouddhiste affirment depuis des siècles : la discipline de la pratique méditative assidue peut changer le fonctionnement du cerveau.

 

e/ Méditation et santé

   Si l’on n’en connaît pas encore les mécanismes, on sait que la méditation et la prière peuvent avoir des effets positifs sur la santé, diminuant la pression sanguine et le rythme cardiaque, réduisant l’anxiété et les risques de dépression, améliorant l’attention, stimulant le système immunitaire et augmentant même l’épaisseur de la matière grise du cerveau.

Des dosages sanguins ont par exemple permis de démontrer une fabrication d’anticorps supérieure suite à l’injection d’un vaccin contre la grippe chez les sujets méditants par rapport aux témoins.

Quant à l’augmentation de l’épaisseur corticale dans certaines régions du cerveau suite à la méditation assidue, c’est dans une étude de Sara Lazar publiée en 2005 qu’on en trouve les premières observations. On y rapporte une augmentation d’environ 5 % de l’épaisseur de la matière grise dans cinq zones spécifiques du cortex cérébral. De plus, les sujets méditants les plus âgés montraient la plus forte augmentation d’épaisseur, le contraire du processus normal d’amincissement observé avec le vieillissement. La pratique de la méditation aurait donc le même effet que des phénomènes bien connus comme par exemple l’accroissement, chez les musiciens ou les jongleurs professionnels, des aires corticales auditives, visuelles et motrices, grandement sollicitées dans ces activités.

La méditation pourrait augmenter la connexion entre différentes parties du cerveau. Elle réduirait ainsi l’atrophie cérébrale associée à la maladie d’Alzheimer, observée chez les personnes vieillissantes. Des chercheurs américains ont fait cette découverte en comparant l’activité cérébrale d’adeptes de la méditation à celle de personnes qui ne la pratiquaient pas. Il s’agit des travaux de Luders et Clark en 2011. L’étude a comparé un groupe de 27 adultes pratiquant une forme de méditation depuis au moins 5 ans à un groupe témoin, identique sur le plan du sexe, de l’âge moyen (52 ans) et du niveau d’éducation.

Les chercheurs ont alors pu observer des différences significatives entre les deux groupes dans la matière blanche du cerveau. La matière blanche est composée de faisceaux de fibres nerveuses qui relient les différentes parties du cerveau entre elles afin de transmettre les signaux nerveux.

Ainsi, le cerveau des personnes pratiquant la méditation présentait non seulement plus de faisceaux, mais ces derniers étaient également plus denses. Pour faire une analogie, on pourrait dire que les faisceaux sont comme des fils électriques. Chez les personnes méditant, les fils sont plus nombreux et plus forts. Ils assurent ainsi une plus grande connexion entre les différentes parties du cerveau.

Les différences les plus marquées ont été observées à trois endroits : dans le corps calleux, qui relie les deux hémisphères du cerveau, dans le tractus pyramidal, qui lie le cerveau à la moelle épinière, et dans le faisceau unciforme liant le lobe frontal au système limbique (siège des émotions).

Deux hypothèses : l’inné ou l’acquis?

  • D’une part, la méditation pourrait procurer des bienfaits au système immunitaire, ce qui favoriserait le développement et le maintien de la matière blanche ou, du moins, réduirait son déclin.
  • D’autre part, il est aussi possible que les personnes qui pratiquent la méditation ont, à la base, des cerveaux différents des autres. Ils pourraient en effet être dotés d’une plus grande connexion de faisceaux de fibres neurales, ce qui les rendrait davantage réceptifs à ce type d’exercice mental.

Le Dr Frédéric Rosenfeld est Médecin psychiatre à Lyon et possède une grande expérience en matière d’applications cliniques de la méditation, notamment avec la publication de son livre «  Méditer c’est se soigner ». Pour lui, la méditation doit être intégrée dans les thérapeutiques soignant les maladies dans lesquelles le stress joue un rôle important, voire causal.    La méditation est donc notamment efficace pour des pathologies telles que :

  • l’hypertension artérielle,
  • le psoriasis,
  • la gestion de la douleur physique,
  • les acouphènes.
  • Il a aussi été démontré que cette technique peut renforcer l’immunité car les globules blancs deviennent plus efficaces à défendre l’organisme.
  • Chez les sportifs, les étudiants méditer permet d’augmenter les performances.
  • Mais elle est également efficace en tant que méthode de soutien pour les patients souffrant de maladies comme le cancer et le sida, car méditer peut être une aide importante pour gérer le stress dans les maladies graves ou les fins de vie.
  • Dans le domaine psychopathologique, des études sont en cours pour tester l’efficacité de la Méditation dans la maladie bipolaire ou les dépressions récidivantes, en dehors des périodes de dépression aigue, plutôt à titre de prévention de récidives.

Aux Etats-Unis, plus de 10 millions de personnes déclarent pratiquer régulièrement une forme de méditation, soit deux fois plus qu’il y a dix ans. La plupart d’entre elles ne choisissent pas un gourou pour les guider dans les arcanes. Elles sont initiées dans les écoles, les hôpitaux, les administrations, les grandes compagnies, et jusque dans les cabinets d’avocats et les prisons.
La recherche n’est pas en reste. Le NIH, Institut national de Santé américain, a financé en 2008 plus de 50 études – contre 3 en 2000 – ayant pour objet d’évaluer l’effet de la mindfulness sur le stress, les addictions, la concentration, la dépression et même les bouffées de chaleur.

4 / Question éthiques : la commercialisation de la méditation

Mais notre exposé ne serait pas honnête s’il ne faisait pas référence à certains articles, fort intelligents, qui dénoncent les travers de l’utilisation commerciale de la méditation en vogue aujourd’hui.    En effet, si la méditation s’impose de nos jours assez largement, faisant son entrée dans les écoles, les entreprises, les prisons et autres organismes, si des millions de gens en tirent des bénéfices concrets  : moins de stress, une meilleure concentration et un peu plus d’empathie peut-être, elle a néanmoins sa part d’ombre.    Cet engouement  a aussi créé une petite industrie lucrative. D’avisés consultants recommandent des formations assurant qu’elle améliore l’efficacité au travail, qu’elle réduit l’absentéisme et qu’elle met en valeur les compétences personnelles. Dans leurs stratégies de positionnement, les promoteurs de ces formations débutent généralement leurs programmes en disant qu’ils sont « d’inspiration bouddhiste ».   Mais l’empressement à marchandiser la méditation sous la forme d’une technique commercialisable risque d’aboutir à une dénaturation malheureuse de cette pratique ancienne, qui visait bien plus qu’à soulager un mal de tête, réduire la pression artérielle, ou aider des gestionnaires à être plus concentrés et plus productifs. Dans certaines entreprises les pratiques méditatives sont proposées comme une bonne médication pour aider les travailleurs à travailler plus efficacement et calmement dans des environnements toxiques.

Bhikkhu Bodhi, un moine bouddhiste occidental au ton direct, met en garde, je cite :

« Sans une critique sociale forte, les pratiques bouddhistes pourraient être facilement utilisées pour justifier et maintenir le statu quo, et devenir un renfort pour le capitalisme consumériste. »

   Il est à espérer que cette vague ne suivra pas la trajectoire habituelle de la plupart des modes de l’entreprise, l’enthousiasme débridé, l’acceptation dépourvue de tout sens critique, la désillusion finale. Pour devenir une véritable force de transformation positive personnelle et sociale, il devra se réapproprier un cadre éthique et aspirer à des fins plus nobles qui prennent en compte le bien-être de tous les êtres vivants.

5 / Ces savants qui aiment la Méditation

 

  • Mathieu Ricard

Matthieu Ricard vit dans l’Himalaya depuis plus de quarante ans, au monastère Shechen, au Népal. Après avoir soutenu une thèse en génétique à l’Institut Pasteur, il s’est rapproché depuis 1989 du dalaï-lama, dont il est l’interprète français. Il participe aux recherches de l’institut Mind & Life, organisation placée sous l’égide de ce chef spirituel et favorisant les échanges entre la science et le bouddhisme.

Le dalaï-lama a toujours eu une immense curiosité pour l’approche scientifique. En 1987, Francisco Varela, un neurobiologiste qui a travaillé à Harvard puis en France, à la Salpêtrière, a décidé de créer, avec l’homme d’affaires américain Adam Engle, une structure qui organiserait des rencontres entre le dalaï-lama et de grands chercheurs. Petit à petit, il est ainsi apparu que la pratique de la méditation avait partie liée avec la science.

Les recherches des neuroscientifiques montrent que l’attention, l’équilibre émotionnel, la bienveillance, la compassion et d’autres qualités peuvent être engendrés et cultivés par la méditation et qu’elles ont un impact mesurable, notamment grâce à l’IRM, qui permet de localiser les aires cérébrales activées. C’est ainsi que Mathieu Ricard a passé en méditation des centaines d’heures dans les machines IRM.

En 2007, Tania Singer, la spécialist de l’empathie dont nous avons déjà évoqué les travaux, lui demande d’engendrer un puissant sentiment d’empathie en imaginant des personnes affectées par de grandes souffrances. Comme MR venait de voir un documentaire sur un orphelinat roumain, sous IRM, pendant une heure, il s’est représenté, le plus intensément possible, ces souffrances. Entrer en résonance avec cette douleur devint rapidement intolérable : l’empathie dissociée de l’amour et de la compassion l’avait mené au burn-out.

Lorsqu’il a fait basculer l’orientation de sa méditation vers l’amour et la compassion, son paysage mental s’est transformé du tout au tout. Il a ressenti un profond courage lié à un amour sans limites envers ces enfants. Selon MR l’amour altruiste crée en nous un espace positif qui sert d’antidote à la détresse empathique.

  • Paul Grossman

chercheur américain, enseigne en Allemagne et en Suisse. Il souligne combien il serait dangereux de répéter des informations pseudo-scientifiques sans validité expérimentale réelle. Au contraire, lorsqu’un champ nouveau s’ouvre cela impose une plus grande rigueur, à l’encontre de ce qu’on voit trop souvent affirmé sans examen critique : que la méditation guérirait de tout et n’importe quoi.

  • Thierry Janssen

a été chirurgien pendant douze ans avant de se consacrer à l’étude des liens corps-esprit. Il a tenu des propos courageux sur la liberté à laisser à la méditation par rapport à la science, enfermée dans sa volonté de tout valider et réduire en vue d’une utilisation, je cite :

« … Attention ! Nous devons être vigilants face au jeu du monde occidental qui tend à réduire la méditation à une xième recette qui pourrait nous permettre de vaincre la nature, la nôtre avant tout ( … ) Même si le mot peut faire peur dans un monde scientifique, c’est d’abord un chemin spirituel. »

D’autres chercheurs en France s’inscrivent dans ce vaste mouvement de réflexion sur les techniques méditatives : Christophe André, psychiatre, Michel Bitbol, Francisco Varel, directeur de recherche au CNRS    Mais le pionnier de l’introduction de la Méditation en Occident a été le grand scientifique américain Jon Kabat-Zinn. Professeur émérite en Médecine, il dirige le Centre de Mindfullness à l’université du Massachussetts.

En résumé pour ce chapitre, nous pouvons dire qu’un humble souci d’authenticité peut seul être garant de la tradition millénaire de la méditation.

 

 6/ Une pratique simple de la méditation : Heartfulness

 

   Pour parachever notre exposé, permettez-moi de présenter très succinctement la méditation que je pratique, en même temps que plusieurs centaines de milliers d’aspirants dans le monde, au sein de la Shri Ram Chandra Mission ou SRCM.

La SRCM, dispense son enseignement gratuitement dans le monde entier, est reconnu d’utilité publique dans plusieurs pays comme l’Inde, les USA et le Danemark, est également une ONG faisant partie intégrante de l’ONU, toutes qualités témoignant de la noblesse de ses activités et de leur but tout à fait humaniste.

Cette pratique, autrefois appelée Sahaj Marg ou voie simple, voie naturelle, est le fruit de la volonté de son fondateur Shri Ram Chandra de Fategarh, dit Lalaji ( 1873-1931 ) de réactualiser une pratique millénaire de méditation fondée sur la transmission d’énergie spirituelle ou Pranahutti. C’est dans les très anciens védas, qui sont les écritures religieuses de l’Inde antique, que l’on retrouve cette pratique longtemps passée dans l’oubli. A la suite de Lalaji, deux guides se sont succédés : Ram Chandra de Shahjahanpur, dit Babuji ( 1899-1983 ) et Partasarathi Rajagopalachari, aujourd’hui âgé de 87 ans résidant à Chennaï, dans le Sud de l’Inde.

La méthode s’articule en quatre pratiques : La méditation du matin, le cleaning du soir, la prière-méditation de 21 h et la prière du coucher. Voici très brièvement de quoi il s’agit  :

  • La méditation du matin se fait de préférence dès le réveil, et consiste à s’assoir dans une position confortable, yeux clos et à émettre l’idée que nous recevons l’énergie divine dans la région de notre cœur. Les idées parasites qui ne manquent pas de se présenter doivent être considérées comme des «  hôtes indésirables ».
  • Le cleaning du soir, vers 19 heures, consiste, toujours dans la même position, à imaginer que les impressions de la journée sortent de notre corps, comme une vapeur dans le dos.
  • La prière-méditation de 21 heures est une courte méditation de quelques minutes où le pratiquant émet l’idée que la grâce et l’amour divin se répandent de plus en plus dans le cœur des hommes.
  • La prière du coucher est une prière de 4 lignes qui permet de s’endormir dans le souvenir du divin.

Je ne m’étendrai pas sur ces pratiques qui demanderaient à elles seules de longs développements, et préfère vous livrer mon expérience personnelle. J’ai rencontré la méditation Heartfulness voilà 33 ans déjà et ce fut une véritable révélation pour moi : cette pratique a correspondu d’emblée et en tout point à ce à quoi j’aspirais au niveau spirituel : pas de rituel, un guide attentif qui distribue son amour à qui veut bien le recevoir, une pratique simple, ouverte et accessible à tous, ne demandant pas de capacités physiques ou intellectuelles particulières.

La méditation Heartfulness n’exige rien, elle propose. Elle est un chemin de Lumière que seule l’expérience peut révéler sous nos pas. Pour moi, elle a été la cause des plus grandes joies de ma vie, des plus beaux moments de plénitude, des moments en somme où je me suis senti le plus «  vivant ». Car c’est ainsi que l’on peut résumer cette méditation : elle est ce qui nous relie le plus directement à la source de la vie, à l’amour.

Je forme ici de tout mon cœur les vœux pour que cette noble voie éclaire longtemps et de plus en plus l’existence des hommes.

Conclusion

 

J’espère de tout cœur que cet exposé aura permis aux pratiquants confirmés de l’auditoire d’éclairer sous un jour nouveau leur pratique ; à ceux qui sont venus pour s’informer, qu’il aura su attiser leur curiosité et susciter en eux le désir d’expérimenter la méditation.

Pour moi, la méditation est une pratique naturelle, comme de se nourrir, de penser ou de dormir, que chacun de nous devrait intégrer dans sa vie, à son rythme, selon sa motivation. Les voies de méditation sont multiples, chacun peut trouver celle qui lui convient, qu’il soit athée, agnostique, croyant ou même religieux. L’engouement actuel ne doit pas cependant faire perdre de vue la noblesse et la pureté de cette pratique et ceux qui veulent la marchandiser s’exposent à de graves désillusions de la part des aspirants qu’ils auront tenté de convaincre. La méditation est une pratique individuelle, et ce n’est qu’animé d’un esprit tout à fait sincère que l’on peut en recueillir les fruits. Cette pratique ne vous évitera pas toutes les épreuves de la vie, mais elle vous aidera grandement à les surmonter, à les vivre le cœur et l’esprit plus légers et mettra en vous les ressources positives pour les dépasser. Quant aux joies, elles seront sans doute goûtées plus sereinement.

Merci.

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3 commentaires sur « Science et Méditation, quand l’état de grâce fait ses preuves »

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