Espoir et spiritualité

Espoir et spiritualité

( Diapo 1) ( Musique d’accueil : Stephano Landi)

 

Introduction

Lorsque m’a échappée, de manière tout à fait impromptue et spontanée, le thème de ce nouvel exposé, je ne soupçonnais pas à quoi je m’engageais ! Je comptais faire un panorama abrégé des espoirs qui nous sont permis en nos temps modernes, de manière résolument optimiste, avec l’intime conviction qu’une spiritualité vécue sincèrement, était facilitatrice de ces espoirs.

Mais, au fur et à mesure que j’avançais dans ce travail, la question m’est apparue plus vaste et plus complexe et il m’a bien fallu me rendre à l’évidence, le débat reste ouvert : les mots « espoir » et «  spiritualité », sont-ils amis, indifférents, ou bien même dans un rapport d’exclusion, faux-amis en quelque sorte ?… Nous pourrons en débattre si vous le voulez bien en fin d’exposé. Une fois de plus m’est venue la preuve que nos à-priori, nos préjugés, ( en tous cas les miens ) font obstacle à notre accession à la réalité des choses et de la vie en général.

Espoir d’un côté, et spiritualité donc de l’autre : voyons comment cela s’articule… J’ai trouvé un rapport triangulaire – le triangle, la trilogie, la Trinité… une fois de plus ! –, car tous deux sont en rapport intime avec la vie elle-même. (diapo 2 : triangle).    En effet : «  tant qu’il y a de l’espoir, il y a de la vie », est un vieil adage qui montre comment l’espoir est un des attributs essentiels de la vie. Donc voici un couple qui fonctionne parfaitement bien : espoir-vie.

De l’autre côté du triangle nous avons spiritualité-vie : autre couple parfaitement impliqué dans la même réalité. La vie de l’esprit taraude l’homme depuis qu’il existe. Dans ce domaine, les fausses réponses, les fausses questions, les vraies révélations, les vains questionnements ne manquent pas…

Voilà donc pour les deux côtés du triangle. Mais ce qui nous intéresse particulièrement aujourd’hui c’est le troisième côté : espoir-spiritualité se sourient-ils ou bien se font-ils la gueule, ou encore ne se regardent-ils même pas ? J’espère ( !! ) pouvoir cheminer avec vous dans cette réflexion sans que nous ayons à nous perdre dans des considérations purement intellectuelles.

Voici donc comment va s’articuler le propos : nous allons

  • définir les deux mots,
  • voir leur rapport éventuel,
  • et finir par le plus agréable : y a-t-il des raisons « raisonnables » de nous réjouir quoiqu’il en soit, que nous nous placions dans une optique spirituelle ou non ?… vous devinez peut-être ma réponse !

 

La spiritualité

 

La notion de spiritualité [] comporte aujourd’hui des acceptions différentes selon le contexte de son usage[][]. Elle se rattache conventionnellement, en Occident, d’un côté à la religion, de l’autre aux domaines non proprement religieux à savoir la philosophie, la psychologie, et humanisme. Voyons donc brièvement ces différents types de spiritualité :

 

Religions et spiritualité

( diapo 3 : nébulleuse de Dieu)

 

Les termes religion et spiritualité étaient synonymes pendant plusieurs siècles. L’idée d’une survie après la mort physique, la notion plus ou moins apparentée, celle de l’âme, en tant qu’entité indépendante du corps, sont le fondement des religions.

La spiritualité religieuse est généralement associée à l’aspiration à se « relier » (du latin religare). Il s’agit alors essentiellement de se relier à Dieu, mais aussi à soi-même, aux autres, à la nature.

En marge de la spiritualité des religions dites historiques ou révélées, nous trouvons les spiritualités plus ou moins inspirées du yoga, de la philosophie bouddhiste : il s’agit de spiritualités aux pratiques méditatives, de groupes de prières et autres mouvements que nous pouvons ranger dans la vague « new age » née au siècle dernier.

 

 

   La spiritualité hors du cadre des religions

   Si toute religion est fondée dans une spiritualité, toute spiritualité n’est donc pas une religion. Selon certains auteurs, la distinction se ferait ainsi : il y aurait dans la religion une perspective collective et dans la spiritualité une démarche plus individuelle[].

En effet, la spiritualité est une aspiration aussi ancienne que l’humanité, elle existait avant les institutions religieuses. Philosophie, psychologie et humanisme modernes en sont les expressions actuelles.

(Diapo 4 ) Le Dalaï-Lama déclare que « la religion est un choix personnel, la moitié de l’humanité n’en pratique d’ailleurs aucune. En revanche les valeurs d’amour, de tolérance, de compassion prônées par le bouddhisme concernent tous les humains, et cultiver ces valeurs n’a rien à voir avec le fait d’être croyant ou non »

Citons aussi simplement le titre d’un des livres du philosophe très en vogue actuellement André Comte-Sponville : « L’esprit de l’athéisme, introduction à une spiritualité sans Dieu »[

… En tout cas, la spiritualité en général renvoie-t-elle à la quête de sens, ce qui fait dire à Frédérique Lenoir ( diapo 5), un autre philosophe spiritualiste actuel, auteur de best-sellers :

( diapo 6 ) « Croyant ou non, religieux ou non, nous sommes tous plus ou moins touchés par la spiritualité, dès lors que nous nous demandons si notre existence a un sens, s’il existe d’autres niveaux de réalité ou si nous sommes engagés dans un authentique travail sur nous-mêmes »

 

 

1/ Spiritualité en philosophie

La philosophie est une approche qui repose sur la raison. Pour le philosophe, la spiritualité est une notion valide aussi longtemps qu’elle ne fait pas référence à des croyances, religieuses ou autres.

Cependant, pour Spinoza, la philosophie n’exclut pas l’intuition, et donc une notion plus subjective, en dehors de la réflexion pure de la raison.

Regardez bien ce magnifique tableau ( diapo 7 ) «  le Philosophe en méditation » de Rembrandt : ce qui me frappe aussitôt, c’est l’escalier en colimaçon : mouvement ascensionnel, comme vers une Vérité supérieure et surtout : intuition, je dirai même peinture visionnaire de la structure de l’ADN ! Le philosophe peut donc être lui aussi « inspiré » par une Réalité supérieure qui échappe à la raison pure.

[.

.

2/ Spiritualité et psychologie

 

La psychologie intègre la recherche spirituelle, comme en témoigne le psychiatre Christophe André ( diapo 8) :

 

« La spiritualité, c’est simplement la partie la plus élevée de notre vie psychique, celle où nous sommes confrontés à l’absolu et à ce qui nous dépasse.»

 

D’autres font une distinction :

 

« Nous confondons souvent le psychique et le spirituel. Le psychique ne dépassera jamais la thérapie, qui n’a qu’un but : le mieux – être.

Le spirituel, lui, nous travaille dans une perspective radicalement différente : le plus – être.» Philippe Mac Léod ( poète, écrivain contemporain )

Dans le domaine de la psychologie, comme dans celui de la religion, une notion d’évolution s’impose :    L’homme tel que nous le connaissons n’est pas un être accompli. Il sent le désir de vivre en paix, en beauté et en amour. Il à la nostalgie d’un monde meilleur. Les hommes peuvent évoluer s’ils le désirent vraiment, mais leur éducation, leur hérédité, font qu’ils n’ont pas forcément envie de changer. Et s’il nous arrive de vouloir que quelque chose change, nous voulons que ce soient les autres qui changent.    La psychologie nous aide à connaître nos limites, nos fonctionnements, nos possibilités. Mais le plus souvent, nous ne connaissons même pas jusqu’à quel point nous ne nous connaissonspas !
 

3/ Spiritualité et humanisme :

Mais on peut vivre sa spiritualité sans obéir à une recherche purement mystique, philosophique, ou psychologique. La perspective humaniste est tout entière dans la relation avec autrui, considéré comme un autre soi-même. C’est la véritable fraternité vécue sans peur de l’autre, sans crainte pour soi-même. Cela sous entend un contact de cœur à cœur, en dehors de toute emprise de nos peurs et de nos désirs.

Voilà donc, très brièvement, les différents aspects de la spiritualité.

 

L’espoir

 

Définition :

Larousse : ( diapo 9 ) « Espérer, c’est considérer comme capable de se réaliser un évènement, un acte etc. qui est désiré, attendu. »

De fait, l’espoir va de pair avec le constat du non bonheur, ou de possibilité d’un bonheur plus grand dans le futur. Espérer est donc être dans une certaine mesure non-heureux ou au moins non complètement heureux.

Quand tu espères par exemple obtenir ton diplôme, tu te représentes une joie à venir. Mais il n’y a espoir que parce que tu ignores si tu obtiendras effectivement ce diplôme. Si tu pouvais être assurée de l’obtenir, par exemple parce que tu aurais acquis une confiance suffisamment ferme grâce à ton travail, ce n’est plus d’espoir qu’il s’agit, mais d’assurance.

En fait, l’espoir n’est autre chose qu’une joie mal assurée, née de l’image d’une chose dont l’arrivée est pour nous incertaine.

Ayant cadré ce que recouvrent les mots spiritualité, voyons maintenant le sujet proprement dit de cet exposé, à savoir les rapports éventuels de l’espoir avec la quête spirituelle.

Espoir et spiritualité : faux-amis ?

 

 

 

Il est temps maintenant d’examiner si l’espoir entre dans le cadre d’une vie spirituelle. De fait, cela revient à faire le « procès de l’espoir », à inventorier ses qualités et ses défauts, à le rendre ou non compatible avec les valeurs, les vertus prônées par la spiritualité. Cela revient à définir si l’espoir, dans son essence, relève d’une attitude juste.

– 1/ Espoir, Faux-espoir, et espoir faux : 

Si l’espoir est à première vue un sentiment des plus positifs, il repose sur la confiance tout en encourageant à agir tandis que son contraire, le désespoir, renvoie plutôt au pessimisme et à la passivité. Mais quelques remarques sont toutefois possibles.

– La première consiste à attirer notre attention sur l’objet de l’espoir, c’est-à-dire ce qui est espéré. Nous espérons toujours, d’une manière ou d’une autre, ce qui va dans le sens de ce que nous croyons être notre intérêt, ou encore l’intérêt d’êtres qui revêtent pour nous de l’importance (ce qui peut aller jusqu’à l’humanité entière, des animaux, etc.). Mais cela ne garantit évidemment en rien la légitimité de ce que nous espérons. On peut par exemple espérer la mort prochaine d’une personne dont on a acheté le bien en viager.

– Deuxièmement, comme tout sentiment, l’espoir se caractérise par l’absence de maîtrise que nous avons sur lui. Nous pouvons certes condamner l’un de nos espoirs qui nous semble, après réflexion, immoral, comme dans l’exemple précédent, mais pouvons-nous nous empêcher d’éprouver cet espoir ? En ce sens, nous sommes toujours passifs à l’égard de nos espoirs eux-mêmes, qui s’imposent à nous sans que nous puissions les provoquer, les modifier ou les supprimer.

– Enfin, rappelons que l’espoir peut se définir comme l’attente incertaine de la réalisation d’un bien à venir (ou de la non-réalisation d’un mal à venir). Il s’accompagne inévitablement du sentiment opposé, à savoir la crainte. Par exemple, je ne peux pas espérer avoir mon bac sans, en même temps, craindre d’être recalé. Cette nécessaire simultanéité doit donc nous amener à considérer que l’espoir n’existe jamais en lui-même, mais toujours sous la forme du couple « espoir-crainte ». En grec ancien, le mot elpis, “l’espoir”, signifiait aussi parfois “la crainte”.

Mais voyons ce que Spinoza en pense, de manière nuancée ( diapo 10 ).

Pour lui, l’espoir est une impuissance du fait même qu’il repose sur une ignorance.

– « L’homme ignorant » espère toujours une récompense pour ses bonnes actions ( et je peux affirmer que je suis sûrement un peu ignorant moi-même !).    D’autre part, l’ « ignorant » est soumis à ses passions, espère vaincre les difficultés qui l’empêchent de vivre.

– En revanche, celui qu’il appelle « homme libre » trouve sa béatitude dans l’action vertueuse elle-même, dans l’instant présent ; il accepte les difficultés de l’existence et accepte en même temps son effort pour les vaincre. D’où le fait que la plus haute espérance pour l’homme est de parvenir à l’acquiescement intérieur (à soi et au monde tel qu’il est), car ce n’est au fond qu’espérer ne plus avoir à espérer ! Le « grand oui » à soi, aux autres et au monde, est ainsi le contraire rationnel de l’espoir, ce n’est pas désespoir mais plutôt inespoir, libération à l’égard du besoin d’espérer pour vivre.

Ce qui précède montre suffisamment que l’espoir ne fait vivre que l’ignorant, tandis que l’homme libre n’en a pas besoin.

Voilà pour notre ami Spinoza.    J’ajouterai que si on aime la vie, on l’aime telle qu’elle est à présent et telle qu’elle se présentera. L’espoir cache au fond une négation de la vie, un refus de la vie réelle au profit d’une image de la vie telle qu’on se l’imagine désirable.

Le problème avec l’espoir, c’est que ça ne marche justement pas souvent comme on l’avait espéré et qu’à force de construire sa vie sur l’espoir au lieu de la construire au présent, on finit par s’épuiser à tenter de vivre ailleurs qu’ici et maintenant. A force d’espoirs déçus, on finit par risquer de tomber dans la dépression. Si au contraire tu n’attends rien de l’avenir et que tu accueilles chaque jour nouveau tel qu’il est, tu ne peux plus être déçu.

Ainsi, peut-être bien que la spiritualité nie l’espoir, car, nous l’avons vu, espérer c’est craindre, c’est se projeter dans un avenir hypothétique et donc ne pas vivre la béatitude du moment présent quel qu’il soit.

L’espoir renvoie au futur et la spiritualité au présent, à « l’ici et maintenant » des bouddhistes. Pour elle, le bonheur est total et intemporel.

– 2/ Les vertus de l’espoir, les qualités de l’espérance

 

   Nous avons posé là les défauts de l’espoir, mais s’ensuit-il que l’espoir est un sentiment “mauvais”, à ranger du côté des faiblesses humaines ?

Revenons à Spinoza et à son homme ignorant. Spinoza ne condamne pas l’espoir : l’ignorant a besoin, pour pratiquer la vertu, d’espérer qu’il obtiendra pour cela des récompenses dans une autre vie. Cet espoir de récompense et son pendant, la crainte d’être puni, évitent donc à l’ignorant de se laisser aller à ses mauvais penchants.

Par ailleurs, il est évident que l’espoir permet l’action vers un mieux-être, en est même la condition. Nous espérons quelque chose et mettons tout en œuvre pour sa réalisation. L’espoir évite ainsi le sentiment d’impuissance consistant à se laisser gagner par le désespoir et la dépression quand il reste encore des raisons suffisantes d’agir.

D’autres feront l’apologie non de l’espoir mais de l’espérance. Comment distinguer espoir et espérance ? L’espérance concerne la réalisation des promesses divines. Elle porte sur ce que les spiritualités affirment être des biens suprêmes, idéaux, comme l’avènement d’une justice   absolue.

L’espérance est donc forcément d’ordre spirituel. En effet au niveau purement physique, la décrépitude puis la finitude de notre être ne permet aucun espoir et seule l’espérance spirituelle peut envisager positivement le long terme, et même l’éternité.

Si le monde va de mieux en mieux mais que mon être va de plus en plus mal en vieillissant, comment pourrais-je ressentir un véritable espoir ? L’espoir que les choses iront mieux pour ma descendance n’est pas complet. L’espérance, au contraire, est par essence illimitée, car, dans le cas contraire, elle butterait sur une fin et donc un non-espoir et se nierait elle-même. Or, seule la spiritualité offre bien la perspective de l’illimité, de l’infini.

La spiritualité n’espère pas l’éviction des souffrances, mais développe en nous la force de les supporter et de les dépasser, de les comprendre dans une perspective d’évolution de l’être, de nature illimitée. Donc, dans des souffrances limitées elle voit une possibilité d’évolution illimitée et une espérance illimitée.

 

 

L’optimisme : une affaire de réalisme

 

Ayant établit l’ambigüité du couple espoir-spiritualité, voyons maintenant si vous le voulez bien, les raisons que nous avons de nous réjouir de vivre ici et maintenant, en fait de ne pas avoir besoin d’espérer, d’être ce que Spinoza appelle l’homme ou la femme libres. Voyons comment, maintenant, et de tout temps, un programme vers le mieux est en cours, en un mot, comment il nous est permis et même recommandé, dans une optique spirituelle, d’être optimiste, ici et maintenant !

L’homme est parti de sa condition de peur originelle, où il était asservi aux lois terrifiantes de la nature, exposé à de redoutables prédateurs, vivait une vie de douleurs intenses et implacables… mais il a pu se libérer progressivement d’une partie de ses peurs vitales. En tout cas pour ce qui est de la vie dans nos latitudes, l’homme est maintenant apte à se consacrer à d’autres préoccupations que sa survie immédiate, à s’ouvrir plus librement à la spiritualité. Encore faut-il qu’il en ait pleinement conscience et qu’il utilise cette formidable disponibilité qui est la sienne en nos temps modernes.

Voyons donc les excellentes raisons que nous avons de nous réjouir, dès maintenant, et de ne pas céder aux informations-désinformations des médias.    Je suis bien conscient qu’affirmer aujourd’hui être heureux dans ce monde de chaos est presque une indécence, en tout cas n’est-ce pas politiquement correct. Nous pourrons en débattre à l’issue de l’exposé, et j’attends impatiemment vos réactions.

Je tiens cependant à l’affirmer, et je ne suis pas le seul : «  même si tout reste à faire, tout va sur le mieux ! ».

J’ai choisi 4 rubriques principales  ( diapo 11 ):

  • la violence,
  • l’éducation,
  • l’humanisme,
  • l’écologie.
  • Le recul de la violence dans le monde

 

Je l’avais évoqué dans mon exposé précédent, à l’occasion du Forum de la Paix. Les chiffres sont là : même si nous n’en avons pas toujours conscience, le monde est moins violent, et ceci malgré l’accroissement considérable de la population au cours du 20è siècle.

Pourquoi n’en n’avons-nous pas conscience ? Le responsable est le matraquage quotidien des médias qui spéculent pour attirer leur audience sur les faits de violence, plus « vendeurs ». Il n’est qu’à voir le faible écho qu’a encore suscité cette année la journée internationale de la paix de l’ONU, faible intérêt que nous avons essayé de raviver par notre forum cette année. C’est l’intérêt de puissants lobbys internationaux qui a pris le relai : forces politiques populistes, trusts d’armement etc….

Quelques chiffres :

Homicides : en France : le taux est passé de 1,7 pour 100 000 habitants en 1996 à 0,85 ( diapo 12 ). Idem pour les USA et l’Europe en général.

Insécurité : si le sentiment d’insécurité augmente en France, les vols sont en nette régression. Par exemple, les atteintes aux biens sont passées de 4,8% à 3,5% entre 2000 et 2014 ( diapo 13 ).

Conflits : vous allez être surpris : 4% de la population mondiale est morte au 20ème siècle dans des guerres. En 2005, ce pourcentage approchait de 0% ! Pour comparaison, Gengis Khan ( diapo 14, mongol ), au 13ème siècle avait éradiqué 20% de la population du monde.

Rappelons aussi, avec Mathieu Ricard, cet incorrigible optimiste, que non seulement les guerres sont moins criminelles depuis plusieurs décennies mais les violences contre les femmes et les enfants ont nettement diminué partout dans le monde.

 

2- Le progrès de l’éducation

 

 

C’est tout simple  (diapo 15 ): en 1900, 70% de la population mondiale était analphabète, contre 20% actuellement.

Je vais vous citer quelques mouvements d’humeur, de râleurs notoires, – pourrez-vous nous dire de qui il s’agit   ?

– « Je n’ai plus aucun espoir pour l’avenir de notre pays si la jeunesse d’aujourd’hui prend le commandement demain, parce que cette jeunesse est insupportable, sans retenue, simplement terrible » Hésiode, 720 avt JC

– «  Notre jeunesse est mal élevée, elle se moque de l’autorité et n’a aucune espèce de respect pour les anciens. Nos enfants répondent à leurs parents et bavardent au lieu de travailler. Ils sont tout simplement mauvais. » Socrate 400 avt JC. ( diapo 16 )

 

Quoiqu’il en soit, les compétences ne cessent d’augmenter sur la planète. Il nous faut simplement chercher et accepter la nouveauté dans nos systèmes éducatifs. Voici 3 pistes d’optimisation à l’ œuvre :

  • Savoir trier l’information,
  • Développer la créativité,
  • Favoriser le travail interdisciplinaire.

3- L’humanisme : le progrès des droits de l’homme

 

  • Démocratie : en 2 siècles la proportion de pays démocratiques est passée de 5 à 60% .
  • Droit des femmes : en France, les avancées les plus spectaculaires ont eu lieu en              . 1945 : droit de vote pour les femmes. ( même en Arabie saoudite, les femmes votent depuis cette année )
  •              . 1965 : la femme peut gérer ses biens, ouvrir un compte en banque, exercer une profession… sans l’autorisation de son mari !
  •              . 1907 ( droit de la femme qui travaille de disposer de son salaire )
  • L’esclavage : il est illégal sur toute la planète depuis peu, même si l’esclavage de fait est toujours en vigueur,
  • Solidarité : en France il existe 15 millions de bénévoles associatifs. Malgré l’individualisme moderne souvent décrié, le « nous » est de plus en plus à l’œuvre par rapport au « moi ».

4- L’écologie avance…

 

Avant de réagir, écoutez s’il vous plaît ! Les sommets successifs sur l’environnement qui ont eu lieu depuis 1972, ont permis au moins de pouvoir faire un état des lieux et de mesurer l’ampleur de la tâche à accomplir. Ils ont été aussi un pas décisif pour la prise de conscience écologique des hommes. Voyons :

  • Le recours aux énergies renouvelables ne cesse d’augmenter. Par exemple la Suède à 48% de ses sources d’énergie qui sont «  vertes ». La France et la plus part des pays vont doubler cette proportion d’ici à 2020.
  • Les fermes bio : elles sont en nette augmentation dans les principaux pays. Les surfaces de bioculture sont passées de 16 millions d’ha à 40 millions depuis l’an 2000
  • Les innovations écologiques ne cessent de fleurir : on s’inspire de plus en plus de la nature dans la recherche industrielle.

Conclusion

 

La conclusion me semble plus personnelle et je préfère de loin laisser maintenant la place à vos commentaires et réactions qui nous apporteront certainement des lumières supplémentaires.

Je dirai quand même ceci : pour moi, au terme de cette réflexion sur les rapports entre espoir et spiritualité, l’espoir nous tend un piège : celui de notre projection dans un futur radieux qui est par nature incertain. La spiritualité n’a nul besoin d’espoir, ni d’attente particulière. Le chemin est lui-même le but, ses étapes sont celles de la vie, une aventure, un étonnement permanent, comme un paysage changeant que nous découvrons, le cœur peut-être de plus en plus innocent. Et cela doit nous suffire. Vivons donc l’instant présent et découvrons, « dé-couvrons », les merveilles qu’il recèle. C’est le travail de toute une vie, peut-être de toutes nos vies… Merci

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