Le Père Noël, René Descartes et moi. fin

Le Père Noël, René Descartes et moi

Fin

 

 

L’expérience, oui, si nous en parlions un peu ? Car les supputations, les conjectures, les réflexions et autres cogitations ne sont que des outils  pour faire avancer notre mental seul. Mais l’expérience n’a pas vraiment besoin du mental pour être validée, surtout lorsqu’elle devient celle de notre être tout entier. C’est le cas de l’expérience de la méditation.

Pour moi, j’ai vécu et je vis la méditation sur le cœur comme une véritable passion… un comble pour un yogi qui veut justement dépasser ce genre de sentiments ! Mais c’est ainsi et quelque chose me dit que cette attitude  n’est pas moins juste qu’une autre, et qu’elle a le mérite d’être sincèrement formulée.

En effet comment identifier ma rencontre avec le Sahaj Marg autrement que comme un coup de foudre ? Dès cette rencontre, plus aucune autre quête ne me fut attirante, ni religion, ni autres formes de méditation ou de philosophie. Je crois m’être  immergé dès le début  dans la méditation sur le cœur avec espoir, foi et conviction.

Oui, mais voilà, si Babuji distinguait deux sortes d’aspirants, ceux qui ressemblaient à la pêche, et ceux qui s’apparentaient à l’amande, je crois bien faire partie du premier lot : pénétration facile, sans trop de résistance mais noyaux central dur ! C’est que pour cette catégorie, l’égo joue au plus malin, qu’il fait semblant de céder et se cramponne… mais par la grâce de la transmission de notre méditation Heartfulness, je le sens se déliter, s’effacer, peu à peu céder du terrain. Pour laisser libre et vacant tout un espace de Lumière, celui- là même que nous propose le Sahaj Marg.

Voici, pour les débutants, pour les curieux, quel est le déroulement habituel de mes méditations – mais peut-on réellement parler d’«habitude» dans notre pratique du Sahaj Marg ? Tout d’abord un flot de pensées, ininterrompues, inintéressantes, inappropriées, souvent absconses. Puis, la transmission se fait sentir dans mon cœur, prend sa place, irradie et peu à peu fait taire le « petit bavard sans scrupules ». A la fin, il ne semble plus s’agir de transmission, mais bien de Lumière, sans limites, sans questions, sans réponses, juste le grand Soi révélé, tout du moins Celui qu’il m’est possible de percevoir.

Vous l’avez compris, pour moi, la méditation est la plus belle chose qui me soit arrivé. Car elle inclut toutes les autres beautés, les porte et les révèle. Comblé, j’ai pourtant la faiblesse d’en attendre plus encore. Car ce supplément non encore manifesté est là, je le sais, de toute éternité, attend lui aussi le moment de sa plus totale révélation.

Voilà mes chers amis où le doute de René Descartes a pu m’amener, et merci d’avoir bien voulu cheminer avec moi. Je n’ai plus envie de vous parler des sceptiques à la Pyrrhon, qui doutent définitivement de tout et même du Tout.

Car le Tout pour moi est le But, la  Sagesse, l’ineffable issue,  ma raison et ma passion.

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