les mille mercis – 3

Bonjour à tous mes amis, les nouveaux Gratitudiens ( si vous avez un meilleur nom à me proposer pour désigner les habitants de ce beau pays de Gratitude, je suis preneur… )

Nous allons de surprise en surprise, et comme il est bon parfois de s’arrêter pour réfléchir, de sentir avec notre cœur ! C’est ce que la méditation Heartfulnes propose : s’arrêter, fermer les yeux, plonger dans son cœur, et y chercher des réponses. Si on ne les trouve pas tout de suite, c’est que nous n’avons n’a pas bien cherché, ou bien que nous étions aveuglés par nos passions. Vous pouvez chercher partout les lunettes que vous avez sur le front : elles sont là, mais vous vous énervez avant d’essayer de sentir où elles peuvent être. Pour nos réponses intimes, je suppose que c’est la même chose. Ou bien encore, c’est que la réponse que nous avons trouvée dans notre cœur ne nous convient pas, que cela nous en coûte trop de la suivre là où elle nous mènerait. Dans ce dernier cas, rien de grave : « stocker » cette réponse pour une autre fois, remettre à plus tard son application, ou bien à une autre situation analogue pour laquelle elle aura eu le temps de s’épanouir en nous et être mieux acceptée, intégrée… et appliquée.

Et, encore, dire merci pour cette réponse qui nous est apparue dans toute sa majestueuse simplicité pour nous sortir d’embarras – même si elle était encore trop élevée pour notre petit égo.

Donc, une fois de plus : gratitude !

Alors, j’ai cherché ici et là ce que pensaient les philosophes de cette gratitude. Et bien je n’ai rien trouvé à redire : leurs arguments sont imparables, limpides et je ne suis pas sûr d’être bien d’accord avec Babuji lorsqu’il affirme que la philosophie n’est là que pour nous rendre confus. Mais, bon, je lui accorde de tout mon cœur le bénéfice du contexte, forcément absent dans la citation que j’évoque !!

En tout cas cet enseignement philosophique me fut-il lumineux et convaincant ; je ne peux m’empêcher donc de le partager avec vous. Par ici, M’ssieurs Dames…

C’est le très médiatique André Comte-Sponville qui va nous éclairer. Pour lui, la gratitude, c’est l’éternité, rien de moins. Voyons-voyons comment il réussi ce tour de passe-passe qui n’est pas si évident à première vue

Pour lui, celui qui n’a rien compris a le passé ingrat et l’avenir inquiet. En fait le contraire du reconnaissant et du confiant.

En effet, le passé, par ce qu’il nous a appris, même s’il a été douloureux, ou par ce qu’il nous a apporté de joies s’il nous fut heureux, vit toujours en nous. Il colore notre présent, il est l’éternel présent. Dès lors, peu nous chaux de regretter les bons moments, en les accusant de n’être plus – c’est la nostalgie, ou mauvaise utilisation des moments de bonheur. En effet, on ne peut pas accuser le passé d’être passé, autant accuser une vache de ne pouvoir voler. On ne peut pas plus lui demander de revenir, autant demander au temps de faire marche arrière. Non, la solution, encore une fois est le présent, l’éternel présent, le présent qui ne s’arrête jamais, celui porteur d’éternité. Le présent de la méditation par exemple.

C’est la madeleine trempée dans le thé du copain Marcel, « le temps retrouvé », le bonheur de jadis vécu une deuxième fois et là pour toujours, le beau souvenir qui vit toujours en nous et dont nous pouvons jouir encore. Epicure, qui s’y connaissait bien en bons plaisirs de la bonne vie, l’appelle le «  passé reconnaissant ». C’est joli, non, comme expression ? Pas de doute, il évoque bien ici la gratitude qui nous occupe présentement.

A propos de la gratitude, Dédé nous dit : « Par elle le passé, loin de nous manquer, nous comble. C’est pourquoi il n’est pas vrai que la jeunesse soit le plus bel âge de la vie : ce n’est que le plus bel âge des vies ratées. Le bienheureux est le vieil homme qui a bien vécu ».

Devenir un vieil être humain qui a bien vécu, le cœur rempli d’un riche passé, être plus vivant que celui qui est encore jeune. Tout un programme : on y croit, on y croit !!

A suivre…

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Un commentaire sur « les mille mercis – 3 »

  1. Les souvenirs, il peut être bon de les évoquer, là encore je n’y croyais pas jusqu’à ce que je découvre le réel plaisir et rappel à la vie que provoque l’évocation des souvenirs lorsque je visite ma belle mère en maison de retraite. Nous regardons des photos et, là sourires, éclats de rire, éclats de vie sont au rendez vous!

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