Cœur-la-Gaffe

Une aventure d’étudiants très connectés : Cœur-la-Gaffe

 

 

–         Mais qu’est ce qui t’arrive Cœur-la-Gaffe ?

–         C’est sorti avant que j’aie pu réfléchir… réfléchir à l’énormité, l’énorme énormité de ce que j’allais dire d’énorme.

–         C’est vrai que ça a l’air important !

–         J’aurais mieux fait de me taire, Grand-Cœur-Limpide.

–         Peut-être bien Cœur-la-Gaffe, mais tu ne peux pas te racheter ?

–         Mais bien sûr que j’ai essayé de rattraper le truc, mais ça a été pire, je t’assure… alors j’ai encore essayé de rattraper la deuxième énormité, qui était déjà assez monstrueuse, et il m’est sorti une autre espèce de grosse gaffe, mais alors là encore plus grosse… tu vois, si la première était un petit lapin, la deuxième, c’était genre la vache et la troisième alors, c’était un  Gigantoraptor Elianansis, tu vois la grosse méchante bête, et en plus très- très bête.

–         Ahah, je vois, je vois, Cœur-la-Gaffe.

–         Tu ne vois rien du tout : c’est ma destinée de faire des gaffes, c’est tout. En moyenne, j’en fais une par jour. Les jours fériés, quand je m’embête chez moi parce que j’ai pas d’amis, alors là, ce sont des jours fastes : j’en fais aucune. C’est normal, je parle à personne. D’ailleurs, je crois bien que c’est pour ça que j’ai pas d’amis. Et même tout seul, j’en fais des fois, et c’est moi la cible !

–         Je vois, je vois… Mais sais-tu pourquoi tu commets toutes ces bévues Cœur-la Gaffe ?

–         Ben, c’est tout simple : c’est parce que je ne sais pas me mettre à la place des autres, j’oublie leurs problèmes, leurs peurs, et je ne sais pas ce qu’il faut éviter d’évoquer en leur présence. Et alors, comme j’ai bien envie d’être quand même familier avec eux, de me rapprocher d’eux,  je fonce dans la sphère personnelle et pas de chance, une fois sur deux, je tombe pile où il fallait pas !

–         Et pourquoi n’arrives-tu pas à te souvenir des problèmes des autres, de leurs difficultés ?

–         Parce que je suis bien trop préoccupé par ma petite personne, tiens !

–         En fait, ce qu’il te manque, c’est connaître mieux ton prochain, mieux le ressentir pour pouvoir le ménager, c’est cela ?

–         Toi, alors, tu es vraiment champion pour décoder tout ça vite fait,  Grand-Cœur-Limpide !

–         Parce que je te connais, parce que je te ressens, parce que je prends immédiatement la mesure de ta douleur, de ta solitude. Assieds-toi à côté de moi, espèce de Ferganocéphale antédiluvien. Nous allons tenter quelque chose ensemble… Tu vas fermer les yeux…

Grand-Cœur-Limpide explique la méditation à Cœur-la-Gaffe, l’entretient sur l’aide qu’elle peut lui apporter pour mieux connaître son prochain, mieux le comprendre, mieux lui pardonner. Mieux l’aimer. Il lui dit que c’est un chemin de Lumière, quelque chose de très bien, un voyage du moi au Soi, de moi aux autres, qu’il suffit peut-être de bien vouloir faire le premier pas, car le chemin se fait en marchant…

A suivre…

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