Au coeur de l’atome

Au cœur de l’atome

Il y a la force apparente, toujours impressionnante, qui nous renvoie à notre propre faiblesse, et puis il y a la force dissimulée, celle du subtil, de l’infinitésimal : la plus puissante !
Imaginons un bulldozer énorme, capable de déplacer et soulever des tonnes de cailloux et de gros blocs de roche. Regardons son travail, la puissance de ses mâchoires, ses rotations, ses chenilles en mouvement, au milieu des vrombissements de son moteur. L’homme aux commandes est concentré malgré la fatigue. Les blocs sont extraits, déplacés, la terre versée. Nous pourrions rester un long moment, impressionnés par tant de force mécanique.
Maintenant, imaginons que notre œil puisse accéder à cette matière (cette terre ou ce bloc de roche) dans sa structure la plus intime, la plus élémentaire : l’atome. Regardons, ou plutôt admirons sa complexion, sa vie secrète. Que pourrions-nous voir si notre œil avait l’acuité d’un microscope électronique ?

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      La structure de l’atome

Nous pourrions admirer l’agencement miraculeux qui construit toute matière : un nombre précis de petits électrons, tournant à une vitesse faramineuse et réglée pour l’éternité (soit plus de 2000 km/seconde), autour d’un noyau compact, dense, immobile. Entre l’orbite des électrons et le noyau, un espace semblant vide. Dans ce vide réside, ou plutôt vit, pourtant le Lien qui lie ces infimes satellites en mouvement autour de leur noyau, centre de cette architecture élémentaire.
Mais le noyau lui-même est composé de particules distinctes : protons et neutrons, agglutinés, soudés par un Lien bien plus fort encore que celui qui l’unit à ses électrons. Examinons maintenant deux cas de figure :
– Que se passe-t-il si une énergie assez puissante permet la désunion de ces particules nucléaires ? – Il en résulte la libération d’une énergie plus puissante encore : l’énergie nucléaire, domestiquée par l’homme à des fins plus ou moins vertueuses. C’est la fission nucléaire.
– Maintenant, que se passerait-il si l’on pouvait, après avoir isolé des noyaux, les réunir, les souder entre eux afin de reconstituer un noyau plus volumineux ? – Une énergie encore supérieure à la précédente (4 fois plus) serait libérée par ce processus ! Il s’agit là de la fusion nucléaire, naturellement à l’œuvre dans notre soleil et la plupart des étoiles, encore à l’étude et prometteuse d’une nouvelle source d’énergie, car immensément moins polluante que la fission évoquée précédemment. En théorie, en utilisant 1 m3 d’eau des océans pour cette fusion, on serait à même de produire autant d’énergie qu’avec 700 tonnes de pétrole !

   Ceci posé, quelles conclusions philosophiques, et au-delà spirituelles, pouvons-nous dégager de ces considérations ?
– Que la force la plus puissante est celle de l’infiniment petit, de l’infiniment subtil : un bulldozer, malgré sa taille, sa masse, sa technologie est conçu pour seulement déplacer une quantité limitée de matériaux ; alors qu’un infime noyau d’atome renferme la puissance de l’énergie nucléaire !
– Que l’énergie de la fusion, qui réunit des particules jusque là isolées, est supérieure en rendement et en vertu à l’énergie de la fission, qui elle sépare, isole, pollue pour des milliers d’années.

   Au total, nous approchons là une paire de vérités spirituelles :
1- la vraie force est dans l’infime, se cache dans le délicat, là où l’on ne la soupçonnerait pas au prime abord. Nous pouvons évoquer la fable de Jean de la Fontaine, si célèbre, « Le chêne et le roseau » qui démontre poétiquement qu’un roseau résiste mieux qu’un chêne à l’ouragan le plus ravageur.
2- Et réunir potentialise plus que diviser : l’adage « L’union fait la force » prévaut à cet autre « Diviser pour régner ».

   Mais ne faisons pas, nous-mêmes, chaque jour, l’expérience de ces deux lois spirituelles, lorsque nous nous asseyons pour méditer dans notre cœur ? La Transmission yogique que nous recevons alors n’est-elle pas la démonstration que l’infiniment subtil peut vaincre les résistances psychologiques les plus tenaces, peut même agir, en les transformant, en modifiant leur structure-même, sur les éléments de la matière à savoir nos molécules et nos tissus nerveux * ? Et la lignée de nos Guides, faibles hommes, n’a-t-elle pas évoqué leur action sur l’univers tout entier ? De même, dans le domaine de la physique quantique, comme nombre d’expériences ont pu le démontrer, la pensée peut agir sur la matière, influencer le comportement des particules. Enfin, la méditation qui réunit les êtres ( yoga signifie union) sera sans doute un des instruments les plus efficaces pour accéder et faire vivre les valeurs qui sauveront l’humanité.
N’y a-t-il pas là une incroyable leçon de sagesse spirituelle à comprendre et à intégrer ?

                                       … Et l’émerveillement de notre cœur continue au cœur de l’atome !

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* Mode d’action génétique de la méditation :
C’est une nouvelle preuve des changements que la pratique de la méditation provoque au niveau moléculaire. Elle vient de nous être fournie par un groupe de six chercheurs travaillant aux universités du Wiconsin-Madison, Barcelone et Lyon.
Les chercheurs ont détecté chez des sujets bien expérimentés en méditation, une réduction de l’expression des gènes directement impliqués dans les processus inflammatoires (RIPK2 et COX2). Il y aurait bien, comme pour le cerveau, une certaine plasticité de notre système génétique.
La méditation pourrait ainsi trouver pleinement sa place dans l’arsenal thérapeutique des processus inflammatoires.

 

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